Jean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Que reste-t-il de la religion après le grand nettoyage opéré par la psychanalyse ? Sa connaissance décisive du psychisme humain démonte le mécanisme de la croyance et met à jour le rôle consolateur illusoire du Dieu qu’elle fabrique. Si l’humanité parvenait à maturité psychique, que subsisterait-il du phénomène religieux, une fois débarrassé de tout le … Voir la suiteJean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Réalisme politique et stratégie spirituelle

Ce couple de termes antagonistes, proposé par l’intitulé, qui désigne chez Simone Weil, la conjonction d’un souci délibérément terrestre et de la certitude qu’existe un autre plan de réalité radicalement transcendant, sera étudié plus précisément, pour la période ultime de sa vie, à New York et à Londres. Mais l’étude de ce moment final donna … Voir la suiteRéalisme politique et stratégie spirituelle

Simone Weil, revue Esprit, août-septembre 2012

Belle surprise que ce dossier consacré à Simone Weil, notre contemporaine, dans ce numéro de l’été de la revue Esprit. Encadrées par des articles sur l’actualité politique et les rubriques habituelles au journal, sont regroupées les contributions d’une dizaine d’auteurs attachés à analyser un aspect de la pensée de Simone Weil. En intitulant son article … Voir la suiteSimone Weil, revue Esprit, août-septembre 2012

Simone Weil, Œuvres complètes, VII, Correspondance, vol, I, Correspondance familiale.

C’est avec une certaine émotion que nous pouvons désormais avoir accès à la Correspondance familiale de Simone Weil dont le volume récemment paru vient compléter la série des œuvres complètes. Ceci a été possible grâce au travail d’une incroyable précision entrepris par Robert Chenavier, qu’André Devaux avait amorcé, tous deux aidés dans cette énorme tâche … Voir la suiteSimone Weil, Œuvres complètes, VII, Correspondance, vol, I, Correspondance familiale.

L’éducation à la perfection

La pensée de Simone Weil, dans sa grande rigueur, fait se conjoindre une extrême humilité qui va jusqu’à intégrer certaines aspirations à l’humiliation et une complète assurance qui l’entraîne souvent à des formulations péremptoires. Sa conception de l’éducation est un terrain particulièrement favorable pour voir à l’œuvre ces deux tendances Cette conception, nous avons décidé … Voir la suiteL’éducation à la perfection

Simone Weil et Platon : amour et beauté

L’Amour est descendu par amour dans ce monde sous forme de beauté (CS, p. 15). Dans Le Banquet de Platon, celui-ci fait dire à Socrate que l’amour n’est pas la beauté, puisqu’il est essentiellement amour de la beauté. Mais s’il en ressent tellement la privation, c’est qu’il est, par nature, fait pour elle, qu’il en participe, … Voir la suiteSimone Weil et Platon : amour et beauté

Intransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Notre connaissance de Simone Weil (1909-1943) passe essentiellement par son œuvre à laquelle se consacre l’Association pour l’étude de la pensée de Simone Weil. Morte à 34 ans, cette philosophe, dès la fin de ses études, n’a jamais cessé d’écrire même après les journées les plus physiquement éprouvantes. En fréquents déplacements, sans domicile fixe et, … Voir la suiteIntransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Simone Weil ou la mystique nihiliste

Emparons-nous d’entrée de jeu de la difficulté qui obligerait à poser “philosophe” et “mystique” comme des termes antagonistes maintenant entre eux une irréductible tension et faisons aussitôt place à une citation du philosophe italien Giorgio Colli :  “ Un mot mal famé. Aujourd’hui comme hier le mot “mystique” sonne mal : on rougit ou on s’offusque en … Voir la suiteSimone Weil ou la mystique nihiliste

Valéry, Wittgenstein et la philosophie

« Je substituerais à toute la « philosophie » une recherche sur le langage ». Valéry, Cahiers XXVI. 627. « En lieu et place de la turbulence des hypothèses et des explications, nous voulons instaurer le calme examen des faits de langage ». Wittgenstein, Fiches, § 447. Je voudrais essayer de tenter un parallèle entre deux auteurs contemporains qui, sans être connus, paraissent avoir … Voir la suiteValéry, Wittgenstein et la philosophie

La jeune Parque :« Mon drame lyrique »

LA  JEUNE  PARQUE : « MON  DRAME  LYRIQUE »[1] « J’avoue que je n’ai qu’un seul divertissement très pur. C’est les gens qui ne comprennent pas, et qui me le disent avec une franchise telle que j’ai envie de faire ce qu’il ne faut pas faire : manger le morceau. » (Corr. G/V, p. 447) . Ces quelques lignes mises en épigraphe – … Voir la suiteLa jeune Parque :« Mon drame lyrique »

« Si l’esthétique pouvait être … »

 « Les centenaires amusent le public. » Valéry[1] Secoué par les cahots du train, l’ami de M. Teste songeait. Il songeait à Paris, ce creuset où fermentent les propos les plus divers : discours, conversations, éloges déguisés et critiques, prédictions et exorcismes. Dans ce gouffre s’agite une société de démons : les Intellectuels[2]. Parmi eux, il en est de … Voir la suite« Si l’esthétique pouvait être … »

Prendre conscience, perdre conscience

Je ne peux me garder, en écrivant ce texte, de l’impression qu’il est difficile aujourd’hui pour les commentateurs de dire quelque chose d’original sur Valéry. Tant de choses ont été écrites – mais elles sont méconnues ou oubliées – que nous ne faisons, comme disait Montaigne, que de nous entregloser. Et pourtant, bien qu’extrêmement répétitif, … Voir la suitePrendre conscience, perdre conscience

Le chef d’orchestre danubien furibond et Monsir Falerië

Valéry a opposé à l’effet-Nietzsche une forte résistance ironique. Dans les notes qui le concernent, il en fait le curieux « mélange d’un pasteur, d’un doukhobor (c’est-à-dire le spectateur d’une spiritualité russe dissidente de l’église officielle) et d’un fou slave »[1]. Lors d’un dîner de têtes auquel Valéry aura convié les philosophes, il les décrit ainsi : « L’un … Voir la suiteLe chef d’orchestre danubien furibond et Monsir Falerië

« Ce qui m’intéresse le plus n’est pas du tout ce qui m’importe le plus » (OE, II, 1521).

Rien d’étonnant, de prime abord, dans cette confidence pour qui connaît la pensée valéryenne : distinction entre ce qui est l’objet d’une séduction, intérêt souvent ponctuel et, comme tel, susceptible de s’évanouir, et ce qui a fait l’objet de recherches constantes, « travail de Pénélope » (C, XII, 606) centré sur la volonté de comprendre ce qu’il en … Voir la suite« Ce qui m’intéresse le plus n’est pas du tout ce qui m’importe le plus » (OE, II, 1521).

Le phénomène dionysiaque et l’art tragique : Hamlet

Toute ivresse n’est pas dionysiaque. Un des premiers effets de l’ivresse dionysiaque est de rompre le cours ordinaire du raisonnement et de changer l’aspect extérieur des choses. A vrai dire quand Nietzsche parle de cette rupture dans le cours ordinaire des choses, il se réfère à Schopenhauer décrivant la terreur qui saisit l’homme quand l’explication … Voir la suiteLe phénomène dionysiaque et l’art tragique : Hamlet