Jean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil

Jean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil, Desclée de Brouwer, 2003 : dans cet ouvrage, Jean-Michel Rey prolonge un travail entrepris dans son livre précédent Le temps du crédit, (D. de Brouwer, 2002) sur les auteurs qui mettent à jour des forces spécifiques qui opèrent, à notre insu, dans l’usage du langage … Voir la suiteJean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil

Jean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Que reste-t-il de la religion après le grand nettoyage opéré par la psychanalyse ? Sa connaissance décisive du psychisme humain démonte le mécanisme de la croyance et met à jour le rôle consolateur illusoire du Dieu qu’elle fabrique. Si l’humanité parvenait à maturité psychique, que subsisterait-il du phénomène religieux, une fois débarrassé de tout le … Voir la suiteJean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

L’éducation à la perfection

La pensée de Simone Weil, dans sa grande rigueur, fait se conjoindre une extrême humilité qui va jusqu’à intégrer certaines aspirations à l’humiliation et une complète assurance qui l’entraîne souvent à des formulations péremptoires. Sa conception de l’éducation est un terrain particulièrement favorable pour voir à l’œuvre ces deux tendances Cette conception, nous avons décidé … Voir la suiteL’éducation à la perfection

Simone Weil, revue Esprit, août-septembre 2012

Belle surprise que ce dossier consacré à Simone Weil, notre contemporaine, dans ce numéro de l’été de la revue Esprit. Encadrées par des articles sur l’actualité politique et les rubriques habituelles au journal, sont regroupées les contributions d’une dizaine d’auteurs attachés à analyser un aspect de la pensée de Simone Weil. En intitulant son article … Voir la suiteSimone Weil, revue Esprit, août-septembre 2012

Simone Weil et Platon : amour et beauté

L’Amour est descendu par amour dans ce monde sous forme de beauté (CS, p. 15). Dans Le Banquet de Platon, celui-ci fait dire à Socrate que l’amour n’est pas la beauté, puisqu’il est essentiellement amour de la beauté. Mais s’il en ressent tellement la privation, c’est qu’il est, par nature, fait pour elle, qu’il en participe, … Voir la suiteSimone Weil et Platon : amour et beauté

Simone Weil, Œuvres complètes, VII, Correspondance, vol, I, Correspondance familiale.

C’est avec une certaine émotion que nous pouvons désormais avoir accès à la Correspondance familiale de Simone Weil dont le volume récemment paru vient compléter la série des œuvres complètes. Ceci a été possible grâce au travail d’une incroyable précision entrepris par Robert Chenavier, qu’André Devaux avait amorcé, tous deux aidés dans cette énorme tâche … Voir la suiteSimone Weil, Œuvres complètes, VII, Correspondance, vol, I, Correspondance familiale.

Réalisme politique et stratégie spirituelle

Ce couple de termes antagonistes, proposé par l’intitulé, qui désigne chez Simone Weil, la conjonction d’un souci délibérément terrestre et de la certitude qu’existe un autre plan de réalité radicalement transcendant, sera étudié plus précisément, pour la période ultime de sa vie, à New York et à Londres. Mais l’étude de ce moment final donna … Voir la suiteRéalisme politique et stratégie spirituelle

Intransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Notre connaissance de Simone Weil (1909-1943) passe essentiellement par son œuvre à laquelle se consacre l’Association pour l’étude de la pensée de Simone Weil. Morte à 34 ans, cette philosophe, dès la fin de ses études, n’a jamais cessé d’écrire même après les journées les plus physiquement éprouvantes. En fréquents déplacements, sans domicile fixe et, … Voir la suiteIntransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

L’architecte assassiné ou la coquille du philosophe

Ils ont oublié le grand malheur de ne pas comprendre ou la joie inverse (C,I, 10). Quelques mots d’abord sur ce titre qui pourrait paraître à la fois cruel (pour l’architecte) et frileux (pour le philosophe). Il fait allusion à cette réplique de Phèdre à Socrate dans Eupalinos (Socrate vient de raconter que son âme adolescente hésitait entre … Voir la suiteL’architecte assassiné ou la coquille du philosophe

Narcissus Poeticus

NARCISSUS POETICUS[1] C’est le faire qui est l’ouvrage, l’objet, à mes yeux, capital, puisque la chose faite n’est plus que l’œuvre d’autrui. Cela est du Narcisse tout pur. (C, XII, 657) Nous voici justifiés. Une recherche sur la genèse du texte valéryen, sur sa production (le faire), passe nécessairement par Narcisse, par cette aperception de soi … Voir la suiteNarcissus Poeticus

Valéry et les mots

« Ma plus grande distraction fut de parler, faire des mots — à 6 ans »[0] La conception valéryenne du mot, nous semble proche, au moins au départ, de la position mallarméenne, telle qu’elle est exprimée dans « L’Essai sur Mallarmé » (voir Cahiers, II, 275 sq.), contemporain du cahier Tabulae, datant donc de 1897-1899. … Voir la suiteValéry et les mots

Sentir, imaginer, abstraire : éléments d’une théorie de la connaissance dans les premiers Cahiers de Paul Valéry

Les Cahiers de Valéry commencent en 1894 pour s’achever à la veille de sa mort, en 1945. L’importance de l’œuvre (29 tomes d’environ 1 000 pages chacun, éd. CNRS) n’est plus à démontrer. Jamais interrompus, ils portent témoignage de la réflexion permanente d’un esprit désireux de saisir les mécanismes de son propre fonctionnement. Considérés par … Voir la suiteSentir, imaginer, abstraire : éléments d’une théorie de la connaissance dans les premiers Cahiers de Paul Valéry

Valéry, Wittgenstein et la philosophie

« Je substituerais à toute la « philosophie » une recherche sur le langage ». Valéry, Cahiers XXVI. 627. « En lieu et place de la turbulence des hypothèses et des explications, nous voulons instaurer le calme examen des faits de langage ». Wittgenstein, Fiches, § 447. Je voudrais essayer de tenter un parallèle entre deux auteurs contemporains qui, sans être connus, paraissent avoir … Voir la suiteValéry, Wittgenstein et la philosophie

La jeune Parque :« Mon drame lyrique »

LA  JEUNE  PARQUE : « MON  DRAME  LYRIQUE »[1] « J’avoue que je n’ai qu’un seul divertissement très pur. C’est les gens qui ne comprennent pas, et qui me le disent avec une franchise telle que j’ai envie de faire ce qu’il ne faut pas faire : manger le morceau. » (Corr. G/V, p. 447) . Ces quelques lignes mises en épigraphe – … Voir la suiteLa jeune Parque :« Mon drame lyrique »

Prendre conscience, perdre conscience

Je ne peux me garder, en écrivant ce texte, de l’impression qu’il est difficile aujourd’hui pour les commentateurs de dire quelque chose d’original sur Valéry. Tant de choses ont été écrites – mais elles sont méconnues ou oubliées – que nous ne faisons, comme disait Montaigne, que de nous entregloser. Et pourtant, bien qu’extrêmement répétitif, … Voir la suitePrendre conscience, perdre conscience