Simone Weil et Platon : amour et beauté

L’Amour est descendu par amour dans ce monde sous forme de beauté (CS, p. 15). Dans Le Banquet de Platon, celui-ci fait dire à Socrate que l’amour n’est pas la beauté, puisqu’il est essentiellement amour de la beauté. Mais s’il en ressent tellement la privation, c’est qu’il est, par nature, fait pour elle, qu’il en participe, … Voir la suiteSimone Weil et Platon : amour et beauté

Intransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Notre connaissance de Simone Weil (1909-1943) passe essentiellement par son œuvre à laquelle se consacre l’Association pour l’étude de la pensée de Simone Weil. Morte à 34 ans, cette philosophe, dès la fin de ses études, n’a jamais cessé d’écrire même après les journées les plus physiquement éprouvantes. En fréquents déplacements, sans domicile fixe et, … Voir la suiteIntransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Simone Weil ou la mystique nihiliste

Emparons-nous d’entrée de jeu de la difficulté qui obligerait à poser “philosophe” et “mystique” comme des termes antagonistes maintenant entre eux une irréductible tension et faisons aussitôt place à une citation du philosophe italien Giorgio Colli :  “ Un mot mal famé. Aujourd’hui comme hier le mot “mystique” sonne mal : on rougit ou on s’offusque en … Voir la suiteSimone Weil ou la mystique nihiliste

Une tout autre idée de Dieu

Disons tout de suite : autre que celle véhiculée par la tradition judéo-chrétienne. En prêtant attention au thème de ce colloque et à son intitulé : Simone Weil lectrice de la Bible et interprète du christianisme, on admettra d’emblée que les termes « lecture » et « interprétation » sont rigoureusement synonymiques et qu’il ne s’agit pas de différencier la simple … Voir la suiteUne tout autre idée de Dieu

Sur Simone Weil, un témoignage

Monique Broc-Lapeyre, vous avez beaucoup écrit et fait des conférences sur Simone Weil. Comment l’avez-vous connue et que représente-t-elle pour vous ? Jeune étudiante en philosophie à la Sorbonne, je devais choisir un sujet pour le diplôme de maîtrise. La lecture de La Pesanteur et la Grâce que Gustave Thibon venait de faire paraître m’avait passionnée. … Voir la suiteSur Simone Weil, un témoignage

Jean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil

Jean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil, Desclée de Brouwer, 2003 : dans cet ouvrage, Jean-Michel Rey prolonge un travail entrepris dans son livre précédent Le temps du crédit, (D. de Brouwer, 2002) sur les auteurs qui mettent à jour des forces spécifiques qui opèrent, à notre insu, dans l’usage du langage … Voir la suiteJean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil

Que ma volonté soit défaite

Le titre donné à cette conférence : « Que ma volonté soit défaite », peut doublement irriter : de prêter voix à Simone Weil en s’instituant son porte-parole par une identification abusive ; d’y donner à entendre une sorte de contrepoint parodique au genèthé tô to thélèma sou du Pater qu’elle a traduit : « soit accomplie ta volonté » (AD, 214)[1]. … Voir la suiteQue ma volonté soit défaite

Jean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Que reste-t-il de la religion après le grand nettoyage opéré par la psychanalyse ? Sa connaissance décisive du psychisme humain démonte le mécanisme de la croyance et met à jour le rôle consolateur illusoire du Dieu qu’elle fabrique. Si l’humanité parvenait à maturité psychique, que subsisterait-il du phénomène religieux, une fois débarrassé de tout le … Voir la suiteJean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Le phénomène dionysiaque et l’art tragique : Hamlet

Toute ivresse n’est pas dionysiaque. Un des premiers effets de l’ivresse dionysiaque est de rompre le cours ordinaire du raisonnement et de changer l’aspect extérieur des choses. A vrai dire quand Nietzsche parle de cette rupture dans le cours ordinaire des choses, il se réfère à Schopenhauer décrivant la terreur qui saisit l’homme quand l’explication … Voir la suiteLe phénomène dionysiaque et l’art tragique : Hamlet

Étude génétique des dossiers concernant le rêve et le sommeil

Après avoir traité du problème de l’attention et de celui du temps, il nous a semblé pertinent, toujours dans la perspective qui est la nôtre, – à savoir celle d’une étude génétique des documents valéryens qui appartiennent approximativement aux années 1906-1911, – d’aborder les thématiques qui gravitent autour du rêve et du sommeil. Cet ensemble … Voir la suiteÉtude génétique des dossiers concernant le rêve et le sommeil

« Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou, Franz Johansson et al., Peter Lang éd., Frankfurt am Main, 2014

Ce n’est peut-être pas par hasard que le dessin de Valéry au bord de l’élégante couverture de l’ouvrage intitulé « Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou de Paul Valéry donne à voir un paysage à la Chirico qu’un œil, sur la gauche, regarde de biais. Car le dossier, dont … Voir la suite« Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou, Franz Johansson et al., Peter Lang éd., Frankfurt am Main, 2014

« L’IDÉE FIXE » OU LE MAL DE TESTE « Si l’on se taisait, ce qui parle à présent dans l’air, parlerait dans …l’homme… Dirait, peut-être, d’autres choses…»

« L’IDÉE FIXE » OU LE MAL DE TESTE[1] « Si l’on se taisait, ce qui parle à présent dans l’air, parlerait dans …l’homme… Dirait, peut-être, d’autres choses…[2] » I. PROLOGUE : « UN HOMME SEUL EST TOUJOURS EN MAUVAISE COMPAGNIE[3] » Dans l’avertissement à la deuxième édition de L’Idée fixe, Valéry fait remarquer que les idées émises par les deux interlocuteurs n’ont … Voir la suite« L’IDÉE FIXE » OU LE MAL DE TESTE « Si l’on se taisait, ce qui parle à présent dans l’air, parlerait dans …l’homme… Dirait, peut-être, d’autres choses…»

De l’éristique à la sous-conversation

Le titre de cet exposé m’a été suggéré par ce passage des Cahiers : Je retourne à l’idée, demi-souvenir – demi-projet – d’une conversation avec le semblable très semblable ; poussée, un soir favorable, aussi loin que ce serait possible. (…) C’est un mélange de haine et d’amour, une intimité sans merci, – avec une croissance de divination mutuelle, … Voir la suiteDe l’éristique à la sous-conversation

L’image chez Valéry

Du voyage en ballon au saut à l’élastique Rendre raison d’abord de ce sous-titre un peu énigmatique : on aurait pu le croire postchronique, mais avec l’Australien Steve Fossett, le voyage en ballon revint dans l’actualité ; il serait prochronique, avec le saut à l’élastique, si mon attrait était moins pour le vide que pour … Voir la suiteL’image chez Valéry