De La Jeune Parque à l’Album de vers anciens et vice-versa

De la source [1] au commencement Dans le premier temps de mon propos, il s’agira de répondre à la question que Valéry s’est posée quand il commence La Jeune Parque en 1912-1913 : de quoi partir ou encore comment commencer ? Dans le second, d’appréhender le va et vient (abandons, modifications) entre l’Album de vers … Voir la suiteDe La Jeune Parque à l’Album de vers anciens et vice-versa

Attendre soi

Vladimir. — Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Estragon. — On attend. Vladimir. — Oui, mais en attendant. Beckett. L’intérêt que Valéry a porté à la notion d’attente n’est plus à souligner[1]. Le plus souvent couplée de façon antinomique avec celle de surprise, elle est aussi mise en rapport avec la mémoire, l’attention, le temps, etc. Je voudrais ici, d’une façon plus circonscrite, … Voir la suiteAttendre soi

Valéry et ses amis philosophes : Gustave Fourment, Eugène Kolbassine

Deux personnes ont joué, dans la vie de Valéry aux alentours de 1894, un rôle important : Gustave Fourment et Eugène Kolbassine. Ces deux individus n’avaient en commun qu’une seule chose : être des philosophes, plus précisément des enseignants de philosophie. Tout, par ailleurs, les opposait : leur origine et surtout leur tempérament. L’influence qu’ils exercèrent … Voir la suiteValéry et ses amis philosophes : Gustave Fourment, Eugène Kolbassine

De Valéry à Genette

« L’esthétique ? Elle se croyait universelle ; mais, au contraire, elle était merveilleusement soi” (Paul Valéry).» Dans le premier temps de mon propos, je voudrais montrer, en suivant les premières pages du Discours sur l’esthétique, prononcé par Valéry en 1937, que nous ne sommes pas totalement éloignés, aujourd’hui, des problématiques et des interrogations que … Voir la suiteDe Valéry à Genette

L’architecte assassiné ou la coquille du philosophe

Ils ont oublié le grand malheur de ne pas comprendre ou la joie inverse (C,I, 10). Quelques mots d’abord sur ce titre qui pourrait paraître à la fois cruel (pour l’architecte) et frileux (pour le philosophe). Il fait allusion à cette réplique de Phèdre à Socrate dans Eupalinos (Socrate vient de raconter que son âme adolescente hésitait entre … Voir la suiteL’architecte assassiné ou la coquille du philosophe

Narcissus Poeticus

NARCISSUS POETICUS[1] C’est le faire qui est l’ouvrage, l’objet, à mes yeux, capital, puisque la chose faite n’est plus que l’œuvre d’autrui. Cela est du Narcisse tout pur. (C, XII, 657) Nous voici justifiés. Une recherche sur la genèse du texte valéryen, sur sa production (le faire), passe nécessairement par Narcisse, par cette aperception de soi … Voir la suiteNarcissus Poeticus

Valéry et les mots

« Ma plus grande distraction fut de parler, faire des mots — à 6 ans »[0] La conception valéryenne du mot, nous semble proche, au moins au départ, de la position mallarméenne, telle qu’elle est exprimée dans « L’Essai sur Mallarmé » (voir Cahiers, II, 275 sq.), contemporain du cahier Tabulae, datant donc de 1897-1899. … Voir la suiteValéry et les mots

Sentir, imaginer, abstraire : éléments d’une théorie de la connaissance dans les premiers Cahiers de Paul Valéry

Les Cahiers de Valéry commencent en 1894 pour s’achever à la veille de sa mort, en 1945. L’importance de l’œuvre (29 tomes d’environ 1 000 pages chacun, éd. CNRS) n’est plus à démontrer. Jamais interrompus, ils portent témoignage de la réflexion permanente d’un esprit désireux de saisir les mécanismes de son propre fonctionnement. Considérés par … Voir la suiteSentir, imaginer, abstraire : éléments d’une théorie de la connaissance dans les premiers Cahiers de Paul Valéry

Valéry, Wittgenstein et la philosophie

« Je substituerais à toute la « philosophie » une recherche sur le langage ». Valéry, Cahiers XXVI. 627. « En lieu et place de la turbulence des hypothèses et des explications, nous voulons instaurer le calme examen des faits de langage ». Wittgenstein, Fiches, § 447. Je voudrais essayer de tenter un parallèle entre deux auteurs contemporains qui, sans être connus, paraissent avoir … Voir la suiteValéry, Wittgenstein et la philosophie

La jeune Parque :« Mon drame lyrique »

LA  JEUNE  PARQUE : « MON  DRAME  LYRIQUE »[1] « J’avoue que je n’ai qu’un seul divertissement très pur. C’est les gens qui ne comprennent pas, et qui me le disent avec une franchise telle que j’ai envie de faire ce qu’il ne faut pas faire : manger le morceau. » (Corr. G/V, p. 447) . Ces quelques lignes mises en épigraphe – … Voir la suiteLa jeune Parque :« Mon drame lyrique »

Prendre conscience, perdre conscience

Je ne peux me garder, en écrivant ce texte, de l’impression qu’il est difficile aujourd’hui pour les commentateurs de dire quelque chose d’original sur Valéry. Tant de choses ont été écrites – mais elles sont méconnues ou oubliées – que nous ne faisons, comme disait Montaigne, que de nous entregloser. Et pourtant, bien qu’extrêmement répétitif, … Voir la suitePrendre conscience, perdre conscience

« Si l’esthétique pouvait être … »

 « Les centenaires amusent le public. » Valéry[1] Secoué par les cahots du train, l’ami de M. Teste songeait. Il songeait à Paris, ce creuset où fermentent les propos les plus divers : discours, conversations, éloges déguisés et critiques, prédictions et exorcismes. Dans ce gouffre s’agite une société de démons : les Intellectuels[2]. Parmi eux, il en est de … Voir la suite« Si l’esthétique pouvait être … »

« Ce qui m’intéresse le plus n’est pas du tout ce qui m’importe le plus » (OE, II, 1521).

Rien d’étonnant, de prime abord, dans cette confidence pour qui connaît la pensée valéryenne : distinction entre ce qui est l’objet d’une séduction, intérêt souvent ponctuel et, comme tel, susceptible de s’évanouir, et ce qui a fait l’objet de recherches constantes, « travail de Pénélope » (C, XII, 606) centré sur la volonté de comprendre ce qu’il en … Voir la suite« Ce qui m’intéresse le plus n’est pas du tout ce qui m’importe le plus » (OE, II, 1521).

Le chef d’orchestre danubien furibond et Monsir Falerië

Valéry a opposé à l’effet-Nietzsche une forte résistance ironique. Dans les notes qui le concernent, il en fait le curieux « mélange d’un pasteur, d’un doukhobor (c’est-à-dire le spectateur d’une spiritualité russe dissidente de l’église officielle) et d’un fou slave »[1]. Lors d’un dîner de têtes auquel Valéry aura convié les philosophes, il les décrit ainsi : « L’un … Voir la suiteLe chef d’orchestre danubien furibond et Monsir Falerië

Étude génétique des dossiers concernant le rêve et le sommeil

Après avoir traité du problème de l’attention et de celui du temps, il nous a semblé pertinent, toujours dans la perspective qui est la nôtre, – à savoir celle d’une étude génétique des documents valéryens qui appartiennent approximativement aux années 1906-1911, – d’aborder les thématiques qui gravitent autour du rêve et du sommeil. Cet ensemble … Voir la suiteÉtude génétique des dossiers concernant le rêve et le sommeil

« Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou, Franz Johansson et al., Peter Lang éd., Frankfurt am Main, 2014

Ce n’est peut-être pas par hasard que le dessin de Valéry au bord de l’élégante couverture de l’ouvrage intitulé « Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou de Paul Valéry donne à voir un paysage à la Chirico qu’un œil, sur la gauche, regarde de biais. Car le dossier, dont … Voir la suite« Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou, Franz Johansson et al., Peter Lang éd., Frankfurt am Main, 2014

« L’IDÉE FIXE » OU LE MAL DE TESTE « Si l’on se taisait, ce qui parle à présent dans l’air, parlerait dans …l’homme… Dirait, peut-être, d’autres choses…»

« L’IDÉE FIXE » OU LE MAL DE TESTE[1] « Si l’on se taisait, ce qui parle à présent dans l’air, parlerait dans …l’homme… Dirait, peut-être, d’autres choses…[2] » I. PROLOGUE : « UN HOMME SEUL EST TOUJOURS EN MAUVAISE COMPAGNIE[3] » Dans l’avertissement à la deuxième édition de L’Idée fixe, Valéry fait remarquer que les idées émises par les deux interlocuteurs n’ont … Voir la suite« L’IDÉE FIXE » OU LE MAL DE TESTE « Si l’on se taisait, ce qui parle à présent dans l’air, parlerait dans …l’homme… Dirait, peut-être, d’autres choses…»