Nietzsche entre le satyre et Socrate

Nietzsche au commencement de son œuvre est pris entre deux figures inversées, – deux images – spectacles, deux « visions » que suscite en lui le dieu visionnaire Apollon sous l’emprise de l’ivresse dionysiaque : entre l’image du « satyre », pur débordement de sensibilité, de sensualité, de l’homme en plein accord avec ses instincts – être purement « démonique », bête … Voir la suiteNietzsche entre le satyre et Socrate

Jusqu’au Zarathoustra (éléments biographiques)

Nietzsche naquit « comme plante près d’un cimetière », en tout cas dans un presbytère, où son père était pasteur, en Prusse à Röcken, le 15 octobre 1844. Sa mère, Franziska Oehler, est fille de pasteur. Mais plus que de ce lignage de pasteurs allemands, Nietzsche s’honora d’improbables ascendants polonais. Son père Karl Ludwig fut, quelque temps, … Voir la suiteJusqu’au Zarathoustra (éléments biographiques)

Nietzsche et la musique de Wagner

Il ne s’agit pas pour Nietzsche de dénier l’extraordinaire pouvoir de Wagner, mais il est vital pour Nietzsche de pouvoir le dépasser, s’en distancer. Mieux, il faudrait  pouvoir en percer le secret, s’emparer de la formule du tout-puissant enchanteur. Pour Nietzsche incontestablement l’espoir mis en Peter Gast est de cet ordre. Peter Gast n’est pas … Voir la suiteNietzsche et la musique de Wagner

Nietzsche et sa vocation musicale

Le démon de la musique vient visiter Nietzsche à des moments particulièrement pathétiques et créateurs. Il compose la Sylvester-Nacht et la Manfred-Meditation après la Naissance de la Tragédie, et l’Hymne à la Vie après le Zarathoustra, en quelque sorte par surcroît, aux instants d’intense créativité pour doubler les œuvres poétiques et comme les recouvrir d’une … Voir la suiteNietzsche et sa vocation musicale

Nietzsche et Spinoza

Nietzsche ne connaîtra Spinoza que par le livre de Kuno Fischer qu’il se fait envoyer sous l’emprise d’une soudaine inspiration, à Sils Maria en juillet 1881. Depuis lors, Spinoza représentera pour lui, la figure emblématique du philosophe. Bien mieux que Parménide et plus encore que Kant, ce sera la grande araignée philosophique. Et Nietzsche ne … Voir la suiteNietzsche et Spinoza

De la vertu « rapetissante » d’une grande biographie, Curt Paul Janz, Nietzsche, Biographie, 3 tomes, Gallimard 1984-85

De la vertu « rapetissante » d’une grande biographie mais comment les plus petits détails de la vie ordinaire font extraordinaire le destin de Nietzsche         Un événement bibliographique.- Maintenant que l’énorme besogne d’édition critique des Œuvres complètes de Nietzsche en français publiées chez Gallimard touchant à sa fin a enrichi notre connaissance de la … Voir la suiteDe la vertu « rapetissante » d’une grande biographie, Curt Paul Janz, Nietzsche, Biographie, 3 tomes, Gallimard 1984-85

Dionysos philosophos

En passant de la Naissance de la Tragédie, à Humain trop humain, on voit Nietzsche renverser radicalement son interprétation des relations musique-poésie, et ne plus considérer que le sens totalement contenu dans la musique puisse venir d’elle au poème, mais à l’inverse, décider que c’est à la suite de leur longue coexistence, que le sens … Voir la suiteDionysos philosophos

« Mais c’est Byzance ! » : Benda ou l’éternelle arrière-garde

Permettez-moi quelques préalables : – tout d’abord je dois des excuses à William Marx, car j’ai lâchement abandonné le sujet, dont il avait été prévu que je parlerais, à savoir : l’arrière-garde dans les arts plastiques. J’ai déclaré forfait, car je n’ai pas trouvé d’arrière-garde, du moins dans la période ici envisagée. Antérieurement à celle-la, on aurait … Voir la suite« Mais c’est Byzance ! » : Benda ou l’éternelle arrière-garde

Insinuations perverses, un vice de forme, Pierre Klossowski

Un si funeste désir Gallimard, 1963, 236 p. Nietzsche et le cercle vicieux Mercure de France, 1969, 364 p. Klossowski, L’arc, numéro spécial, 1971. « L’assaut dont il nous menace se ramène à une clause de style. » Le Baphomet, p. 177. Croire que tout revient au même, c’est bien le diable quand il joue à abuser … Voir la suiteInsinuations perverses, un vice de forme, Pierre Klossowski

Philosopher avec tout son corps : parle à mon corps, ma tête est malade

A tant parler du corps, à tant vouloir penser à lui, c’est bien sûr le désigner en même temps comme absent, comme perdu, mais c’est aussi espérer pouvoir le sauver comme les espèces animales en voie de disparition, c’est aussi l’inscrire dans une problématique du salut, c’est-à-dire des voeux pieux, autrement dit du religieux, car … Voir la suitePhilosopher avec tout son corps : parle à mon corps, ma tête est malade

Gilles Deleuze, le philosophe des rencontres

Il est un peu étrange de parler de l’imaginaire à propos de Deleuze, alors qu’il récusait cette notion, lourdement chargée d’un poids phantasmatique. Le concept d’imaginaire se rapporte tellement à l’opposition du subjectif et de l’objectif, à une certaine image de la pensée liée à la représentation et déconnectée du réel, quand l’artiste est en … Voir la suiteGilles Deleuze, le philosophe des rencontres