Nietzsche et sa vocation musicale

Le démon de la musique vient visiter Nietzsche à des moments particulièrement pathétiques et créateurs. Il compose la Sylvester-Nacht et la Manfred-Meditation après la Naissance de la Tragédie, et l’Hymne à la Vie après le Zarathoustra, en quelque sorte par surcroît, aux instants d’intense créativité pour doubler les œuvres poétiques et comme les recouvrir d’une … Voir la suiteNietzsche et sa vocation musicale

Nietzsche et Parménide

Parménide suscite de la part de Nietzsche une intensité de réaction tout à fait étonnante. Nietzsche présente Parménide dans un portrait qui fait contraste avec celui d’Héraclite. Parménide, c’est l’autre d’Héraclite, l’opposé, l’ennemi. En face d’Héraclite extatique, sortant de soi, sachant tout sans rien apprendre par divination et don d’ubiquité, sans dieu ni maître, qui … Voir la suiteNietzsche et Parménide

Nietzsche et Wagner

Wagner a été la passion exclusive et dévorante de Nietzsche. Son formidable effort pour faire de lui un adversaire, c’était pour pouvoir naître à lui-même, récupérer son âme et son corps ravis par le Minotaure. A cet égard, la figure énigmatique d’Ariane, apparue à plusieurs reprises dans les posthumes, toujours liée à Dionysos défie les interprétations. … Voir la suiteNietzsche et Wagner

L’animal à énigmes

Le premier souci de Nietzsche a été généalogique. Il commence sa réflexion philosophique par des problèmes de naissance. Il ouvre la Naissance de la Tragédie sur la promesse d’un progrès décisif en esthétique permis par « l’intuition que l’évolution de l’art est liée à la dualité complice de l’apollinien et du dionysiaque », insistant et précisant aussitôt … Voir la suiteL’animal à énigmes

Nietzsche et la pensée du Double

Toute la pensée de Nietzsche tourne autour du double. Toujours vient s’insinuer ce Même qui est l’Autre, cet Autre qui est le Même, ce moment de vertige qui saisit quand on est au plus près de l’insondable différence, de cet écart irréductible de la non-coïncidence, de l’imperceptible décalage. Zarathoustra, c’est surtout le double de Nietzsche, … Voir la suiteNietzsche et la pensée du Double

L’éternel retour

Si nous exceptons une obscure allusion faite dans La Naissance de la Tragédie, à la résurrection d’un troisième Dionysos[1], si nous remarquons combien l’étrange double effet d’horreur et de joie mêlées, ressenti par Héraclite à la révélation du devenir éternel[2] anticipe d’étonnante façon l’effet que provoquera sur Zarathoustra, la révélation de l’Éternel Retour, il nous … Voir la suiteL’éternel retour

Nietzsche et les femmes

Les demandes en mariage de Nietzsche sont particulières. On en connaît au moins deux. Elles ont en commun d’être adressées à des étrangères, en l’occurrence de jeunes russes, d’être tout à fait soudaines et curieusement médiatisées par un tiers, lui-même amoureux de la jeune fille, de s’accompagner d’enthousiasmes poétiques et d’être refusées sans causer beaucoup … Voir la suiteNietzsche et les femmes

« Mais c’est Byzance ! » : Benda ou l’éternelle arrière-garde

Permettez-moi quelques préalables : – tout d’abord je dois des excuses à William Marx, car j’ai lâchement abandonné le sujet, dont il avait été prévu que je parlerais, à savoir : l’arrière-garde dans les arts plastiques. J’ai déclaré forfait, car je n’ai pas trouvé d’arrière-garde, du moins dans la période ici envisagée. Antérieurement à celle-la, on aurait … Voir la suite« Mais c’est Byzance ! » : Benda ou l’éternelle arrière-garde

Insinuations perverses, un vice de forme, Pierre Klossowski

Un si funeste désir Gallimard, 1963, 236 p. Nietzsche et le cercle vicieux Mercure de France, 1969, 364 p. Klossowski, L’arc, numéro spécial, 1971. « L’assaut dont il nous menace se ramène à une clause de style. » Le Baphomet, p. 177. Croire que tout revient au même, c’est bien le diable quand il joue à abuser … Voir la suiteInsinuations perverses, un vice de forme, Pierre Klossowski

Philosopher avec tout son corps : parle à mon corps, ma tête est malade

A tant parler du corps, à tant vouloir penser à lui, c’est bien sûr le désigner en même temps comme absent, comme perdu, mais c’est aussi espérer pouvoir le sauver comme les espèces animales en voie de disparition, c’est aussi l’inscrire dans une problématique du salut, c’est-à-dire des voeux pieux, autrement dit du religieux, car … Voir la suitePhilosopher avec tout son corps : parle à mon corps, ma tête est malade

Gilles Deleuze, le philosophe des rencontres

Il est un peu étrange de parler de l’imaginaire à propos de Deleuze, alors qu’il récusait cette notion, lourdement chargée d’un poids phantasmatique. Le concept d’imaginaire se rapporte tellement à l’opposition du subjectif et de l’objectif, à une certaine image de la pensée liée à la représentation et déconnectée du réel, quand l’artiste est en … Voir la suiteGilles Deleuze, le philosophe des rencontres