Pourquoi Baubô a-t-elle fait rire Déméter ?

C’est Nietzsche qui m’a fait rencontrer Baubô. Il en a parlé une seule fois, à la fin de la préface composée en 1886 pour la deuxième édition du Gai Savoir. Mais quand il rassembla les pièces du dossier Nietzsche contre Wagner, le dernier ouvrage dont il aura préparé la parution, il prélèvera ce même passage … Voir la suitePourquoi Baubô a-t-elle fait rire Déméter ?

L’animal à énigmes

Le premier souci de Nietzsche a été généalogique. Il commence sa réflexion philosophique par des problèmes de naissance. Il ouvre la Naissance de la Tragédie sur la promesse d’un progrès décisif en esthétique permis par « l’intuition que l’évolution de l’art est liée à la dualité complice de l’apollinien et du dionysiaque », insistant et précisant aussitôt … Voir la suiteL’animal à énigmes

Nietzsche et la pensée du Double

Toute la pensée de Nietzsche tourne autour du double. Toujours vient s’insinuer ce Même qui est l’Autre, cet Autre qui est le Même, ce moment de vertige qui saisit quand on est au plus près de l’insondable différence, de cet écart irréductible de la non-coïncidence, de l’imperceptible décalage. Zarathoustra, c’est surtout le double de Nietzsche, … Voir la suiteNietzsche et la pensée du Double

L’éternel retour

Si nous exceptons une obscure allusion faite dans La Naissance de la Tragédie, à la résurrection d’un troisième Dionysos[1], si nous remarquons combien l’étrange double effet d’horreur et de joie mêlées, ressenti par Héraclite à la révélation du devenir éternel[2] anticipe d’étonnante façon l’effet que provoquera sur Zarathoustra, la révélation de l’Éternel Retour, il nous … Voir la suiteL’éternel retour

Nietzsche et les femmes

Les demandes en mariage de Nietzsche sont particulières. On en connaît au moins deux. Elles ont en commun d’être adressées à des étrangères, en l’occurrence de jeunes russes, d’être tout à fait soudaines et curieusement médiatisées par un tiers, lui-même amoureux de la jeune fille, de s’accompagner d’enthousiasmes poétiques et d’être refusées sans causer beaucoup … Voir la suiteNietzsche et les femmes

Nietzsche entre le satyre et Socrate

Nietzsche au commencement de son œuvre est pris entre deux figures inversées, – deux images – spectacles, deux « visions » que suscite en lui le dieu visionnaire Apollon sous l’emprise de l’ivresse dionysiaque : entre l’image du « satyre », pur débordement de sensibilité, de sensualité, de l’homme en plein accord avec ses instincts – être purement « démonique », bête … Voir la suiteNietzsche entre le satyre et Socrate

Jusqu’au Zarathoustra (éléments biographiques)

Nietzsche naquit « comme plante près d’un cimetière », en tout cas dans un presbytère, où son père était pasteur, en Prusse à Röcken, le 15 octobre 1844. Sa mère, Franziska Oehler, est fille de pasteur. Mais plus que de ce lignage de pasteurs allemands, Nietzsche s’honora d’improbables ascendants polonais. Son père Karl Ludwig fut, quelque temps, … Voir la suiteJusqu’au Zarathoustra (éléments biographiques)

Nietzsche et la musique de Wagner

Il ne s’agit pas pour Nietzsche de dénier l’extraordinaire pouvoir de Wagner, mais il est vital pour Nietzsche de pouvoir le dépasser, s’en distancer. Mieux, il faudrait  pouvoir en percer le secret, s’emparer de la formule du tout-puissant enchanteur. Pour Nietzsche incontestablement l’espoir mis en Peter Gast est de cet ordre. Peter Gast n’est pas … Voir la suiteNietzsche et la musique de Wagner

Nietzsche et sa vocation musicale

Le démon de la musique vient visiter Nietzsche à des moments particulièrement pathétiques et créateurs. Il compose la Sylvester-Nacht et la Manfred-Meditation après la Naissance de la Tragédie, et l’Hymne à la Vie après le Zarathoustra, en quelque sorte par surcroît, aux instants d’intense créativité pour doubler les œuvres poétiques et comme les recouvrir d’une … Voir la suiteNietzsche et sa vocation musicale

« Mais c’est Byzance ! » : Benda ou l’éternelle arrière-garde

Permettez-moi quelques préalables : – tout d’abord je dois des excuses à William Marx, car j’ai lâchement abandonné le sujet, dont il avait été prévu que je parlerais, à savoir : l’arrière-garde dans les arts plastiques. J’ai déclaré forfait, car je n’ai pas trouvé d’arrière-garde, du moins dans la période ici envisagée. Antérieurement à celle-la, on aurait … Voir la suite« Mais c’est Byzance ! » : Benda ou l’éternelle arrière-garde

Insinuations perverses, un vice de forme, Pierre Klossowski

Un si funeste désir Gallimard, 1963, 236 p. Nietzsche et le cercle vicieux Mercure de France, 1969, 364 p. Klossowski, L’arc, numéro spécial, 1971. « L’assaut dont il nous menace se ramène à une clause de style. » Le Baphomet, p. 177. Croire que tout revient au même, c’est bien le diable quand il joue à abuser … Voir la suiteInsinuations perverses, un vice de forme, Pierre Klossowski

Philosopher avec tout son corps : parle à mon corps, ma tête est malade

A tant parler du corps, à tant vouloir penser à lui, c’est bien sûr le désigner en même temps comme absent, comme perdu, mais c’est aussi espérer pouvoir le sauver comme les espèces animales en voie de disparition, c’est aussi l’inscrire dans une problématique du salut, c’est-à-dire des voeux pieux, autrement dit du religieux, car … Voir la suitePhilosopher avec tout son corps : parle à mon corps, ma tête est malade

Gilles Deleuze, le philosophe des rencontres

Il est un peu étrange de parler de l’imaginaire à propos de Deleuze, alors qu’il récusait cette notion, lourdement chargée d’un poids phantasmatique. Le concept d’imaginaire se rapporte tellement à l’opposition du subjectif et de l’objectif, à une certaine image de la pensée liée à la représentation et déconnectée du réel, quand l’artiste est en … Voir la suiteGilles Deleuze, le philosophe des rencontres