Prométhée et Œdipe, doubles de Nietzsche

Nietzsche, en recherchant la vignette que Wagner désirait placer en frontispice à son autobiographie, (« un vautour, pas un aigle » avait recommandé le Maître) l’avait aidé à rendre un habile et discret hommage à son père méconnu. Nous ne sommes pas sans nous rappeler cet épisode, quand, à son tour Nietzsche se préoccupe de la vignette … lire la suite

Simone Weil et Platon : amour et beauté

L’Amour est descendu par amour dans ce monde sous forme de beauté (CS, p. 15). Dans Le Banquet de Platon, celui-ci fait dire à Socrate que l’amour n’est pas la beauté, puisqu’il est essentiellement amour de la beauté. Mais s’il en ressent tellement la privation, c’est qu’il est, par nature, fait pour elle, qu’il en participe, … lire la suite

« Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou, Franz Johansson et al., Peter Lang éd., Frankfurt am Main, 2014

Ce n’est peut-être pas par hasard que le dessin de Valéry au bord de l’élégante couverture de l’ouvrage intitulé « Du divin et des dieux », Recherches sur le Peri tôn tou theou de Paul Valéry donne à voir un paysage à la Chirico qu’un œil, sur la gauche, regarde de biais. Car le dossier, dont … lire la suite

Nietzsche et Parménide

Parménide suscite de la part de Nietzsche une intensité de réaction tout à fait étonnante. Nietzsche présente Parménide dans un portrait qui fait contraste avec celui d’Héraclite. Parménide, c’est l’autre d’Héraclite, l’opposé, l’ennemi. En face d’Héraclite extatique, sortant de soi, sachant tout sans rien apprendre par divination et don d’ubiquité, sans dieu ni maître, qui … lire la suite

Nietzsche entre le satyre et Socrate

Nietzsche au commencement de son œuvre est pris entre deux figures inversées, – deux images – spectacles, deux « visions » que suscite en lui le dieu visionnaire Apollon sous l’emprise de l’ivresse dionysiaque : entre l’image du « satyre », pur débordement de sensibilité, de sensualité, de l’homme en plein accord avec ses instincts – être purement « démonique », bête … lire la suite

Les sophistes, nos contemporains

 «Hippocrate n’aura pas à redouter dans ma compagnie l’inconvénient qu’il aurait trouvé auprès d’un autre sophiste. Les autres en effet assomment les jeunes gens… tandis qu’auprès de moi…». Platon, Protagoras, 318 d-e. On situe généralement l’âge d’or de la sophistique au Vème siècle, à Athènes. L’œuvre des grands sophistes ne nous est cependant connue que par de rares fragments … lire la suite