Réalisme politique et stratégie spirituelle

Ce couple de termes antagonistes, proposé par l’intitulé, qui désigne chez Simone Weil, la conjonction d’un souci délibérément terrestre et de la certitude qu’existe un autre plan de réalité radicalement transcendant, sera étudié plus précisément, pour la période ultime de sa vie, à New York et à Londres. Mais l’étude de ce moment final donna … Voir la suiteRéalisme politique et stratégie spirituelle

Que ma volonté soit défaite

Le titre donné à cette conférence : « Que ma volonté soit défaite », peut doublement irriter : de prêter voix à Simone Weil en s’instituant son porte-parole par une identification abusive ; d’y donner à entendre une sorte de contrepoint parodique au genèthé tô to thélèma sou du Pater qu’elle a traduit : « soit accomplie ta volonté » (AD, 214)[1]. … Voir la suiteQue ma volonté soit défaite

Une tout autre idée de Dieu

Disons tout de suite : autre que celle véhiculée par la tradition judéo-chrétienne. En prêtant attention au thème de ce colloque et à son intitulé : Simone Weil lectrice de la Bible et interprète du christianisme, on admettra d’emblée que les termes « lecture » et « interprétation » sont rigoureusement synonymiques et qu’il ne s’agit pas de différencier la simple … Voir la suiteUne tout autre idée de Dieu

Simone Weil ou la mystique nihiliste

Emparons-nous d’entrée de jeu de la difficulté qui obligerait à poser “philosophe” et “mystique” comme des termes antagonistes maintenant entre eux une irréductible tension et faisons aussitôt place à une citation du philosophe italien Giorgio Colli :  “ Un mot mal famé. Aujourd’hui comme hier le mot “mystique” sonne mal : on rougit ou on s’offusque en … Voir la suiteSimone Weil ou la mystique nihiliste

Intransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Notre connaissance de Simone Weil (1909-1943) passe essentiellement par son œuvre à laquelle se consacre l’Association pour l’étude de la pensée de Simone Weil. Morte à 34 ans, cette philosophe, dès la fin de ses études, n’a jamais cessé d’écrire même après les journées les plus physiquement éprouvantes. En fréquents déplacements, sans domicile fixe et, … Voir la suiteIntransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Simone Weil et Platon : amour et beauté

L’Amour est descendu par amour dans ce monde sous forme de beauté (CS, p. 15). Dans Le Banquet de Platon, celui-ci fait dire à Socrate que l’amour n’est pas la beauté, puisqu’il est essentiellement amour de la beauté. Mais s’il en ressent tellement la privation, c’est qu’il est, par nature, fait pour elle, qu’il en participe, … Voir la suiteSimone Weil et Platon : amour et beauté

Simone Weil, Œuvres complètes, VII, Correspondance, vol, I, Correspondance familiale.

C’est avec une certaine émotion que nous pouvons désormais avoir accès à la Correspondance familiale de Simone Weil dont le volume récemment paru vient compléter la série des œuvres complètes. Ceci a été possible grâce au travail d’une incroyable précision entrepris par Robert Chenavier, qu’André Devaux avait amorcé, tous deux aidés dans cette énorme tâche … Voir la suiteSimone Weil, Œuvres complètes, VII, Correspondance, vol, I, Correspondance familiale.

Simone Weil, revue Esprit, août-septembre 2012

Belle surprise que ce dossier consacré à Simone Weil, notre contemporaine, dans ce numéro de l’été de la revue Esprit. Encadrées par des articles sur l’actualité politique et les rubriques habituelles au journal, sont regroupées les contributions d’une dizaine d’auteurs attachés à analyser un aspect de la pensée de Simone Weil. En intitulant son article … Voir la suiteSimone Weil, revue Esprit, août-septembre 2012

Jean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Que reste-t-il de la religion après le grand nettoyage opéré par la psychanalyse ? Sa connaissance décisive du psychisme humain démonte le mécanisme de la croyance et met à jour le rôle consolateur illusoire du Dieu qu’elle fabrique. Si l’humanité parvenait à maturité psychique, que subsisterait-il du phénomène religieux, une fois débarrassé de tout le … Voir la suiteJean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Jean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil

Jean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil, Desclée de Brouwer, 2003 : dans cet ouvrage, Jean-Michel Rey prolonge un travail entrepris dans son livre précédent Le temps du crédit, (D. de Brouwer, 2002) sur les auteurs qui mettent à jour des forces spécifiques qui opèrent, à notre insu, dans l’usage du langage … Voir la suiteJean-Michel Rey, Les promesses de l’œuvre, Artaud, Nietzsche, Simone Weil

Sur Simone Weil, un témoignage

Monique Broc-Lapeyre, vous avez beaucoup écrit et fait des conférences sur Simone Weil. Comment l’avez-vous connue et que représente-t-elle pour vous ? Jeune étudiante en philosophie à la Sorbonne, je devais choisir un sujet pour le diplôme de maîtrise. La lecture de La Pesanteur et la Grâce que Gustave Thibon venait de faire paraître m’avait passionnée. … Voir la suiteSur Simone Weil, un témoignage

L’égalité du droit à la parole dans la cité grecque: la notion d’isègoria

« Il n’est tâche plus importante que de réinterroger la démocratie » écrivait Claude Lefort il y a quelques années. Les quelques analyses et réflexions qui vont suivre, au sujet de la notion grecque d’isègoria, s’inscrivent dans cette tâche. Affirmer en ces termes l’intention de ce travail soulève, certes, des questions : est-il légitime de parler de « la … Voir la suiteL’égalité du droit à la parole dans la cité grecque: la notion d’isègoria

De l’incivilité à la conscience citoyenne

Pour commencer, une remarque, suggérée par le titre de ce stage[1] : « de l’incivilité à la conscience citoyenne ». On parle de malaise, de mal être, voire de maladie de l’école. L’école est-elle donc un corps malade auquel il convient d’administrer certains remèdes ? On parle aussi de dysfonctionnement : l’école serait-elle une machine qui marche plus … Voir la suiteDe l’incivilité à la conscience citoyenne

Sentir, imaginer, abstraire : éléments d’une théorie de la connaissance dans les premiers Cahiers de Paul Valéry

Les Cahiers de Valéry commencent en 1894 pour s’achever à la veille de sa mort, en 1945. L’importance de l’œuvre (29 tomes d’environ 1 000 pages chacun, éd. CNRS) n’est plus à démontrer. Jamais interrompus, ils portent témoignage de la réflexion permanente d’un esprit désireux de saisir les mécanismes de son propre fonctionnement. Considérés par … Voir la suiteSentir, imaginer, abstraire : éléments d’une théorie de la connaissance dans les premiers Cahiers de Paul Valéry

Narcissus Poeticus

NARCISSUS POETICUS[1] C’est le faire qui est l’ouvrage, l’objet, à mes yeux, capital, puisque la chose faite n’est plus que l’œuvre d’autrui. Cela est du Narcisse tout pur. (C, XII, 657) Nous voici justifiés. Une recherche sur la genèse du texte valéryen, sur sa production (le faire), passe nécessairement par Narcisse, par cette aperception de soi … Voir la suiteNarcissus Poeticus

L’architecte assassiné ou la coquille du philosophe

Ils ont oublié le grand malheur de ne pas comprendre ou la joie inverse (C,I, 10). Quelques mots d’abord sur ce titre qui pourrait paraître à la fois cruel (pour l’architecte) et frileux (pour le philosophe). Il fait allusion à cette réplique de Phèdre à Socrate dans Eupalinos (Socrate vient de raconter que son âme adolescente hésitait entre … Voir la suiteL’architecte assassiné ou la coquille du philosophe