Prendre conscience, perdre conscience

Je ne peux me garder, en écrivant ce texte, de l’impression qu’il est difficile aujourd’hui pour les commentateurs de dire quelque chose d’original sur Valéry. Tant de choses ont été écrites – mais elles sont méconnues ou oubliées – que nous ne faisons, comme disait Montaigne, que de nous entregloser. Et pourtant, bien qu’extrêmement répétitif, … Voir la suitePrendre conscience, perdre conscience

« Si l’esthétique pouvait être … »

« Les centenaires amusent le public. » Valéry[1] Secoué par les cahots du train, l’ami de M. Teste songeait. Il songeait à Paris, ce creuset où fermentent les propos les plus divers : discours, conversations, éloges déguisés et critiques, prédictions et exorcismes. Dans ce gouffre s’agite une société de démons : les Intellectuels[2]. Parmi eux, il en est de … Voir la suite« Si l’esthétique pouvait être … »

« Ce qui m’intéresse le plus n’est pas du tout ce qui m’importe le plus » (OE, II, 1521).

Rien d’étonnant, de prime abord, dans cette confidence pour qui connaît la pensée valéryenne : distinction entre ce qui est l’objet d’une séduction, intérêt souvent ponctuel et, comme tel, susceptible de s’évanouir, et ce qui a fait l’objet de recherches constantes, « travail de Pénélope » (C, XII, 606) centré sur la volonté de comprendre ce qu’il en … Voir la suite« Ce qui m’intéresse le plus n’est pas du tout ce qui m’importe le plus » (OE, II, 1521).