Simone Weil

Simone Weil et la lecture non-sacrificielle de la Bible

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Le sacrifice est au cœur même du christianisme. L’étymologie du mot l’installe incontestablement dans le domaine religieux puisqu’il s’agit de « faire du sacré ». Il est en même temps indissociable d’une violence exercée sur une victime, fût-ce soi-même. Le sacrifice suggère des privations, des offrandes, des immolations.

Simone Weil et son refus de Nietzsche

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Il semble que Simone Weil ne se soit prononcée qu’une seule fois sur Nietzsche et son jugement sur lui ne nous est connu que grâce à la publication d’extraits et de brouillons de lettres à son frère André Weil en janvier-avril 1940, recueillis dans le volume Sur la science (Gallimard, 1966). Mais qu’on ne se méprenne pas, les lettres à son frère étaient soigneusement élaborées, pesées, recommencées.

Simone Weil et Bergson

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Vraiment très contemporains, puisqu’ils meurent à deux années d’intervalle, en 1941 et en 1943, Bergson et Simone Weil ne semblent pas du tout avoir vécu le même temps. Et pourtant jamais deux esprits n’auraient pu être plus proches

L'autre côté du ciel

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

« Tous les hommes se font une notion des dieux et tous en tant qu’ils sont, Grecs ou Barbares, qui croient en l’existence des dieux, s’accordent à localiser la divinité dans la région la plus haute, rattachant à l’immortel (le ciel incorruptible) ce qui est immortel et regardant toute autre supposition comme inadmissible.» Aristote,

Les cris de l'âme

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Dans cet immense chantier, désormais à notre portée, par la publication achevée des dix-huit Cahiers, dans cette masse d’écrits, aux registres les plus divers, une énigme va retenir notre attention, l’énigme qui obsède Simone Weil, hantée par l’apparente indifférence de Dieu aux souffrances humaines et l’éternel silence qui succède aux cris les plus déchirants.

Les brûlures du silence chez Simone Weil et Albert Camus

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Une iconographie devenue légendaire peut nous faire comparer la photo de Simone Weil avec sa pèlerine, son béret et ses sandales avec celle d’Albert Camus vêtu de son imperméable Burberrys à la Humphrey Bogart. D’un côté, on dirait une recrue de l’abbé Pierre pour Emmaüs ; de l’autre, un acteur invité au festival de Cannes.

Simone Weil et Joë Bousquet

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

« ce bonheur si effrayant qui nous est fait » et « le malheur sans aucune consolation ». Si la rencontre Simone Weil-Joë Bousquet mérite de retenir une telle attention, c’est qu’au -delà de l’anecdote, un événement décisif s’est produit. C’est à Joë Bousquet que nous devons la révélation de Simone Weil mystique.

Que ma volonté soit défaite

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Le titre donné à cette conférence : « Que ma volonté soit défaite », peut doublement irriter : de prêter voix à Simone Weil en s’instituant son porte-parole par une identification abusive ; d’y donner à entendre une sorte de contrepoint parodique au genèthé tô to thélèma sou du Pater qu’elle a traduit : « soit accomplie ta volonté » (AD, 214)

Le passage de la personne à l'impersonnel

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Simone Weil, alchimiste de l'âme. Ou comment changer le plomb en or. Comment passer d'une âme à l'autre ? Chaque être humain a deux âmes. L’une qu'il ne connaît pas est située au centre de lui-même. Pour la rencontrer, il lui faut sortir de soi. L’autre est celle qu'il sent et pense comme la sienne. La condition humaine est dans cette schizophrénie de l'âme coupée en deux.

Simone Weil et le devenir-esclave

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Une présence discrète surgit de façon aussi inattendue qu'obsédante dans la pensée de Simone Weil. Effectivement si on y prête attention, on s'aperçoit que, tout au long de ses écrits, depuis les premiers travaux d'école jusqu'aux grands textes de la fin, elle fait une référence constante à la figure de l'esclave.

Intransigeance éthique et mystique de compassion chez Simone Weil

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Notre connaissance de Simone Weil (1909-1943) passe essentiellement par son œuvre à laquelle se consacre l'Association pour l'étude de la pensée de Simone Weil. Morte à 34 ans, cette philosophe, dès la fin de ses études, n'a jamais cessé d'écrire même après les journées les plus physiquement éprouvantes. En fréquents déplacements, sans domicile fixe et, pour finir, contrainte de s'exiler, elle a confié ses papiers à quelques amis.

L'insoumise, Laure Adler, Actes Sud, octobre 2008

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Ce n’est pas un roman mais un récit. L’insoumise n’est pas Laure Adler mais Simone Weil. Le lecteur qui a le livre en main peut le savoir s’il reconnaît Simone Weil (ce qui est loin d’être évident même dans les milieux cultivés) sur la photo qui remplit toute la page de couverture. Très belle photo de Simone dans sa tenue de milicienne engagée dans la guerre d’Espagne, on ne voit qu’elle.

Jean Michel HIRT, Vestiges du Dieu, Athéisme et religiosité

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Que reste-t-il de la religion après le grand nettoyage opéré par la psychanalyse ? Sa connaissance décisive du psychisme humain démonte le mécanisme de la croyance et met à jour le rôle consolateur illusoire du Dieu qu’elle fabrique. Si l’humanité parvenait à maturité psychique, que subsisterait-il du phénomène religieux, une fois débarrassé de tout le fatras d’illusions de la religiosité ?