Le chef d'orchestre danubien furibond et Monsir Falerië

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Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Valéry a opposé à l’effet-Nietzsche une forte résistance ironique. Dans les notes qui le concernent, il en fait le curieux « mélange d’un pasteur, d’un doukhobor (c’est-à-dire le spectateur d’une spiritualité russe dissidente de l’église officielle) et d’un fou slave »[1]. Lors d’un dîner de têtes auquel Valéry aura convié les philosophes, il les décrit ainsi : « L’un a la tête comme une tour et celui-ci comme une barrique. On entend sonner les pois chiches sonner dedans. Kant d’après ses portraits semble un herboriste. Nietzsche un chef d’orchestre danubien furibond »[2]. Cette désignation révèle combien Nietzsche lui semble relever de façon privilégiée de la mimique et de la musique.

Nietzsche, en effet, pour Valéry, appartient moins au domaine de la réflexion que du réflexe. Il a la particularité de transformer ses états de nerfs en réalité mentale. Cette transcription d’affects, d’humeurs en idées, met Nietzsche au nombre des philosophes musiciens. Du coup l’influence de Nietzsche sur Valéry est du même ordre que celle de la musique. Stimulant, excitant, suggestif, tel est l’effet nietzschéen sur Valéry qui n’appréciera pas la doctrine, ni les théories qui ne lui sont que combinatoires parmi d’autres. L’exubérance spéculative de Nietzsche dans les grands concepts de Volonté de Puissance, Surhomme, Eternel Retour, le détournera de tout débat. Mais Nietzsche retient par la résonance que ces idées provoquent, et Valéry avoue avoir fini par aimer l’homme[3] . La figure du chef d’orchestre conjoint habilement l’art de gesticuler et la musique. Chef d’orchestre : c’est aussitôt le mettre en scène. Ces gestes mouvementés (furibond) qui ne jouent ni ne composent, organisent cependant l’envol de la musique. Cette direction d’orchestre exubérante, outrancière, aux fureurs emphatiques fait une musique de prestige et de fausse profondeur. Danubien : le fantasme slavophile de Nietzsche qui se voulait une ascendance polonaise est mis à profit. De plus, cette formidable puissance musicale évoque très précisément celle de Wagner. Et de fait, Valéry ne cessera de caractériser Nietzsche par les mêmes épithètes que Nietzsche avait utilisées pour Wagner.

        Valéry met très exactement sur le même plan la philosophie de Nietzsche et la musique de Wagner. Et en cela déjà, il peut être pris en flagrant délit d’intuition dionysiaque.

        Notre idée est que, confronté à Nietzsche, Valéry ne peut que le parodier, jusqu’à, nous le verrons, y perdre son identité, ce qui est un comble pour le moi valéryen. Mais pas plus que Nietzsche, par le procès idéologique qu’il a intenté au discours musical de Wagner, n’aura voulu discréditer la moindre note de sa musique, Valéry, en méprisant apparemment toutes les théories nietzschéennes de la métaphysique, de la morale et de la religion, ne pourra s’empêcher de résonner à chacun des mots de Nietzsche.

        Pour Valéry, Nietzsche est un simulateur de génie, c’est-à-dire qu’il installe une très grande distance entre l’idée et l’acte, par confusion entre l’acte et le geste ; il est ainsi « féroce en idées, pitoyable en fait »[4]. Nous comprendrons que, pour Valéry, le geste que Nietzsche confond avec l’acte est le geste d’écrire. Les fameuses fureurs ne sont que tracées. Les rodomontades de Nietzsche ne sont qu’écrites. Et pour Valéry, il y a quelque chose de « ridicule à penser comme Borgia et à vivre comme Littré »[5]. Nietzsche n’est qu’un écrivain. Il ne célèbre que les noces de la vie et du papier. Mais sa stupéfiante excentricité est de croire ce qu’il écrit, pire de « se » croire ce qu’il écrit. Et Valéry, soudain sadique, comme pour faire avouer Nietzsche, invente une nouvelle torture : « qu’on le prive de papier ! »[6].

        Considérer Nietzsche musicien [7] en philosophie, c’est signifier pour Valéry qu’il se permet des procédés franchement malhonnêtes. Par excellence le domaine du vague, de l’imprécis, la musique englobe tout ; elle peut ainsi affirmer deux choses contradictoires à la fois en diluant leur opposition. La méthode musicale de Nietzsche consiste ainsi à jouer sur les deux tableaux. En effet comment s’y prend-il ? « Il éreinte A par la méthode B puis il démolit B ; et conserve les deux éreintement tout de même »[8].

        Pour Valéry c’est incontestablement trop fort, trop violent, un véritable abus de puissance.

        Nietzsche est un fantastique illusionniste, car il croit en ses pensées quand il les écrit. Quel comédien ce Nietzsche ! A cet égard, le « superuomo », son « Ubermensch chéri », est un truc merveilleux. Encore un coup, une telle notion permet de prendre à la fois les deux attitudes opposées, on peut ainsi, sans choisir, pouvoir être « optimiste et pessimiste », « romantique et classique ». Pour Valéry, Nietzsche n’a pas même la politesse de la preuve. Sa pensée englobe tout et divinise le désordre. Pour lui qui aime les mécaniciens de précision comme Leibniz et Kant, la pensée de Nietzsche entraîne les choses dans une vision vague qui se les soumet. Traiter ses idées, ses pensées, comme des affects dont la musique est la sémiotique est pour Valéry un péché contre l’esprit, lui qui cherchera avec tant d’opiniâtreté à dissocier l’affectif et l’intellectuel dans le mental. Mais en revanche par un juste retour Nietzsche sera crédité par Valéry d’avoir su rendre la musique intelligible. « Il a résolu le difficile problème que l’existence de la musique pose à tous les écrivains qui pensent »[9]. Il transcrit la matière brute qu’est la musique en idées. Mais parce qu’il va penser la musique vraie, Nietzsche est le cabotin le plus incroyable qui soit. Ce n’est pas qu’il soit question de mettre en doute la sincérité de Nietzsche qui écrit bien ce qu’il pense, mais sa sensibilité l’entraîne justement à écrire plus qu’il n’a pensé. C’et ce rapport de la sensibilité et de la pensée que Nietzsche et Valéry auscultent tout différemment.

        Pour Valéry, « l’esprit ignore la vie dont il est un produit d’autant plus heureusement réussi qu’il ne révèle pas cette activité aveugle de laquelle il procède »[10]. L’esprit est un monde autonome. Sa genèse n’est pas niée, mais le parfait oubli des origines est essentiel à son libre déploiement. Valéry exalte la passion qu’a l’esprit à être soi, dans une pleine souveraineté autonome.

        Nietzsche, au contraire, retourne obstinément l’esprit à la vie. Si l’esprit se constitue de l’oubli de la vie, Valéry en prend simplement acte. Nietzsche, lui, va le dénoncer comme une imposture. Tous deux sont de grands scrutateurs de l’intellect et du pathos, mais Valéry se passionne pour le corps de l’esprit, les sensations de l’intelligence, le pathétique de l’intellect et développe jusqu’à la monstruosité, la passion d’être soi, tandis que Nietzsche découvre la grande raison du corps, l’intelligence des sensations, l’intellect du pathétique et souffre jusqu’à la déraison, la passion d’être un autre.

        Le héros de Valéry est un transformateur psychique – qui s’efforce d’atteindre l’esprit « au bout du corps»[11], conscient de son fonctionnement mental séparé de tout le reste, (« Robinson intellectuel »)[12]. Il s’agit d’atteindre le centre solitaire, pure conscience intelligente, qui a expulsé tout l’affectif comme altérité. Valéry, qui se moque de morale et de religion, aura quand même une sorte de prière : « Je remercie cette injustice, cet affront qui m’a réveillé, et dont la vive sensation m’a jeté loin de sa cause ridicule, me donnant ainsi la force et le goût de ma pensée tellement qu’enfin mes travaux ont eu le bénéfice de ma colère : la recherche de mes lois a profité de l’incident »[13]. On le voit, pour le connaissant, la violence, l’insulte sont génies puisqu’elles font lever une intensité de la conscience qui la rend plus avide de sa pensée. Les événements tiennent leur seule valeur de leur rôle déclencheur de l’activité de connaissance. Peu importe ce qu’ils sont, avec tout ce qui se présente, le sage connaissant ne fait science que de soi. Mais, une fois le champ du mental atteint, de nouvelles émotions peuvent naître, et se faire jour toute une sensibilité intellectuelle… la pensée peut se donner des sensations, éprouver des émotions qui lui sont propres.

        Valéry est incontestablement du côté de la volonté de maîtriser le substrat du pathos. Mais ce point pour la pensée peut devenir excessif, engendrer un abus de conscience. C’est dans l’exercice sans fin d’une pensée qui sans se lasser revient indéfiniment ivre d’elle-même, que Valéry a sa délectation, sa folie de lucidité. Comprendre ne suffit pas à Valéry, s’il a compris sans s’en apercevoir[14].

        Aux antipodes de Nietzsche, voyageur en quête d’un lieu, Valéry est celui qui ne se déplace pas. Nietzsche précède ses œuvres, il les écrit en marchant, Valéry les suit, elles le fixent. Valéry ne se quitte jamais. Quand il ne « compose » pas pour les autres, ce qui lui est une pose fatigante, une corvée – il passe son temps à ces exercices psychiques, qui sont de pures complaisances mentales à soi. Il jouit quand la pensée est au plus près d’elle-même, absorbée en elle-même, dans une vigilance essentielle, quasi-divine – au plus loin du zéro de la bête émotive, anesthésiée, ayant réduit à rien le corps, cet opposant majeur.

        Nietzsche travaille, lui, au déploiement excentrique des identités. Valéry est en quête, au contraire, de ce rien qu’est le moi pur, centre insaisissable, âme de l’âme, réel sans être sensible « comme le centre de masse d’une bague ou d’un système planétaire »[15]. Dans la démesure du plein, qui fait passer Nietzsche d’une identité à l’autre, il y a une attitude radicalement antagoniste à celle de l’homme d’esprit que Valéry définira comme le « refus indéfini d’être quoi que ce soit »[16].

        Valéry recouvre, fait taire, neutralise, extirpe le corps en son registre affectif pour que se déploie à l’aise l’intellect pur. Nietzsche fait pénétrer le convulsif, le pulsionnel, les états d’humeur dans le mental et cette manière d’intellectualiser la sensibilité en prise directe fascine Valéry justement comme son antipode. Et là, il lui rend hommage. « Pour moi, il a trouvé une certaine méthode, presque une logique ; si on peut appeler logique, une exploitation intellectuelle des modes de la sensibilité centrale »[17]. L’intelligence de Nietzsche a une forme nerveuse qui charme Valéry – mais leur façon de jouer la comédie de l’esprit, pour reprendre l’expression du sous-titre du beau livre de Gaède[18], est radicalement antithétique car, même quand il joue un rôle, Valéry ne se perd pas de vue, comme ces acteurs qui imposent leur personnalité aux personnages qu’ils endossent.

        Pourtant un jour, pour amuser un ami, Valéry mettra au point une bouffonnerie où par un mimétisme impressionnant, l’unique, l’inaltérable quitte son image narcissique pour se couler dans l’autre, le mimer jusqu’à le devenir, et cet autre sera Nietzsche. Valéry, en plein histrionisme, devient Nietzsche, se fait Nietzsche jusqu’à composer un savoureux faux en écriture où, suprême jouissance, il va le faire parler de lui, Valéry, mais comme d’un autre, s’entremettant entre Nietzsche et le correspondant ami récalcitrant. Valéry pousse la plaisanterie très loin, et s’amuse comme un fou.

        Comme le fait remarquer E. Gaède[19], c’est paraît-il, la seule occurrence où Valéry assume le personnage d’un autre. Il invente même à sa lettre fictive, l’en-tête d’un NIETZSCHE-ARCHIV-HOTEL qu’il orne du dessin d’un palais dans un paysage de montagne avec soleil. Le français dans lequel le soi-disant Nietzsche s’exprime, transpose un fort accent germanique et comporte une série de fautes qu’en bon manieur de la langue, le vrai n’aurait jamais faites. Tout d’abord Nietzsche-Valéry parodie le début de la soirée avec Monsieur Teste. « L’ingomplet n’être bas mon fort ». Valéry pris de jubilation bouffonne, s’identifie à Nietzsche pour parler de lui à ce correspondant inepte. « Nous bouvons nous gomprendre, c’est un zimple malentendu. Monsir Falerië a t’ailleurs bien voulu me bromettre en Bersonne qu’il verait aubrès de fous ses Evvorts. Che dézire drès fifement que mes Œuvres vassent l’Ornement de Votre Solitude. Foyez, douchez gomme che suis spirituel – intellichent, ce madin ? l’êdre merfeilleux ! che me sens dout lécher lécher ! Monsir Falerië me dit que che souis un dype tans le chenre de un patard de Scholl et de Sâpphô. Mais, Monsir Falerië, être, lui, un Dype blaisant, chamais zérieux. Che le rengontre souvent tans les Lieux maufais où che travaille l’amusement dranscendantal à 20 marks le folume »

        Valéry-Nietzsche termine en offrant à la dame du dit correspondant « ses gompliments zurhumains » et signe Dr F.N. Ier class Uebermensch-major von Leipzig-Universität. Signature qu’estampille le médecin-chef J. Gardefou, dont le paraphe se termine par les volutes de la queue d’un petit singe gambadant en fin de page. On est en plein cabotinage. Tout est bon pour cette surenchère caricaturante, les tics d’autocongratulations nietzschéennes, les manies généalogiques et même la condition d’aliéné attesté.

        Ainsi Nietzsche a entraîné Valéry dans son goût des mauvaises farces et le besoin de faire le pitre. Adepte de l’histrionisme, Nietzsche inspire à Valéry les ressources de la parodie et son immense délectation, et lui enjoint d’adopter pour une fois le négligé comme tenue de rigueur, c’est-à-dire l’infinie disponibilité. Ici le plaisir de la simulation explose comme puissance faisant refluer le caractère et entrer dans l’autre que soi. Le « Gai Savoir » est celui qui permet « le résultat des instincts différents et contradictoires du rire, de la pitié de la malédiction »[20]. Loin de concevoir l’intellect comme l’instrument enfin neutralisé, désaffecté, Nietzsche le montre comme cette instance qui ne fait qu’enregistrer le résultat du combat entre pulsions contradictoires. La connaissance est au service de la pulsion dominante. Un événement provoque d’abord le rire, l’humeur, en tout cas fait émerger des réactions affectives multiples, dont l’intellect, qui d’ailleurs est loin d’être impartial, objectif, désintéressé, ne fera que consigner le résultat du combat. La pensée bien loin d’être désintéressée, autonome, consciente et pure n’est que le rapport des pulsions entre elles. L’intellect est ce qui donne raison à l’instinct le plus fort, tout en jouant au souverain qui distribue la cohérence.

        Dans sa relation à Nietzsche, Valéry perd tout contrôle d’identité. Ici, l’affect est manifestement prévalent. L’hilarité communique son mouvement à l’écriture. Les sonorités secouent le rire avant de signifier quoi que ce soit. La chance est alors donnée à nouveau à l’impulsion de prendre la parole et de renouer avec la souveraineté incommunicable de l’émotion.

         Valéry, sous l’effet-Nietzsche, quitte son terrain d’absolue concentration, à savoir lui-même, et le vertige de l’existence gagne son esprit, perd sa sérénité et sa jouissance diabolique ordinaire qui est faite d’annulation, de réduction au zéro. Ici, ont lieu les sautes de l’esprit et les intensités les plus fortes. Valéry est enlevé par Nietzsche au pur pouvoir de penser en pleine conscience, pour être retourné à la source dont la pensée n’est que l’ombre.

        Dans l’impossible confrontation entre Nietzsche et Valéry, remarquons que Valéry fait tout, tout seul, et en même temps : c’est lui qui désigne Nietzsche, entre autres comme chef d’orchestre danubien furibond, et c’est encore lui qui invente sa propre appellation grotesque, germanisé de façon bouffonne en Monsir Falérië. Or ceci révèle l’effet de suggestion que Nietzsche exerce sur Valéry et combien il subissait cette influence englobante dont il se défendait de toute son ironie… Car c’est Nietzsche qui l’entraîne sur son propre terrain. Valéry dans ce face à face avec l’Ecce Homo dont la publication lui fut une stupéfaction, entre à son tour dans le jeu et Nietzsche lui fait perdre son identité.

        Et finalement dans l’art de la contorsion, Monsir Falérië ne le cédera en rien au grand simulateur. En effet, ces deux acrobates de l’esprit s’enjoindront tous deux à leur insu, de se livrer à la même impossible gymnastique à la fois physique et psychique, et cela en plusieurs occurrences : « monter sur ses propres épaules ».

        Valéry aurait, dit-on souhaité l’Allemand capable d’achever son œuvre ; ce ne pourrait pas, en tout cas, être Nietzsche, l’Allemand le moins systématique qui soit et bien en peine d’achever la sienne. Par contre, Valéry dans son contact avec Nietzsche aura, de spectaculaire façon, démontré l’affirmation du nietzschéen le plus subtil, Pierre Klossowski : « Pour autant que l’on est amené à interpréter la pensée d’un esprit que l’on cherche à comprendre et à faire comprendre, il n’en est point qui, autant que Nietzsche, amène son interprète à le parodier »[21].

        Pour finir, moi aussi, en m’amusant, par une petite lacânerie, ou si vous préférez, à la manière nietzschéenne, la-canailleri(t)e, je ferai remarquer que toute la destinée mentale des deux penseurs semble obstinément attachée à désavouer les jeux qu’ils avaient eux-mêmes inventés sur les signifiants de leur programme ou de leur nom propre. En effet, Nietzsche aimait à dire que, pour les Polonais, « Nietzsche » signifiait nihiliste. Et il est vrai qu’en polonais où l’on décline les noms propres, celui de Nietzsche décliné dit le « rien ». Ainsi c’est le philosophe de la transmutation des valeurs dont le nom ne valait rien, tandis que Valéry, attaché au zéro de la vie mentale, plaisantant, lui, sur une origine soi-disant « chic » parce que latine, de son nom lui faisait vouloir dire : « le petit qui a de la valeur »[22].

 

Monique Broc-Lapeyre
Maître de conférences honoraire de philosophie
Université Pierre Mendès France Grenoble

monique.broc@wanadoo.fr

Cet article a été publié dans le cahier Recherches sur la philosophie et le langage; département de philosophie, Université Grenoble 2 et U.A. 1230 CNRS, n°11, 1989

 

[1]. Valéry Pour Quoi ? sous la direction de Michel Jarrety, Paris, Impressions nouvelles, 1987, p. 28.

[2]. Cahiers, V, 657 (Cl. 534).

[3]. Valéry Pour Quoi ? p. 26.

[4]. Ibid., p. 33.

[5]. Ibid., p. 35.

[6]. Ibid.

[7]. Que Nietzsche soit redevable de la musique, Gide l’avait déjà affirmé le premier écrivant même qu’avec certaines phrases des dernières œuvres de Beethoven, il pourrait circonscrire la figure de Nietzsche. Cf. « Lettres à Angèle », 10 déc.1898, in Œuvres complètes, NRF, Paris, 1933, t. I, p. 114.

[8]. Valéry Pour Quoi ? , p. 16.

[9]. Ibid., p. 26.

[10]. C. XXIII, 168 (C 1, 713).

[11]. Oe, II, 65.

[12]. C., IV, 135 (C l, 41).

[13]. Oe, II, 39.

[14]. Oe,II, 53.

[15]. Oe, I, 1228.

[16]. Oe, I, 1225.

[17]. Valéry Pour Quoi ? , p. 26.

[18]. E. Gaède, Nietzsche et Valéry, Essai sur la comédie de l’esprit, Paris, Gallimard, 1962.

[19]. Ibid., p. 447. Voir illustration incluse, la reproduction du début de cette lettre (adressée à André Fontainas en mai ou juin 1899) in Vente de très beaux manuscrits, Hôtel Drouot, lundi 21-mardi 22 février 1927. B.N. Départ. Manuscrits Catalogue Vente 2493.

[20]. Le Gai Savoir, Paris, Gallimard (coll. Idées) Livre IV, 333.

[21]. Klossowski, « Nietzsche, le polythéisme et la parodie », in Un si funeste destin, Gallimard, 1963, p. 195.

[22]. E. Gaède, op. cit., p.457, note 2 du premier chapitre.