Esthétique

La Philosophie et ses images : "Sage comme une image", Régine Pietra, éditions du Félin, 213 p., 1992.

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

La philosophie a belle figure dans le livre de Régine Pietra, Sage comme une image, paru aux éditions du Félin. La tête de Socrate qui orne la page de couverture porte nettement la marque de la sensibilité contemporaine. Appuyé sur deux rectangles jaune et violet joliment décalés, ce Socrate n'a plus rien d'un Silène.

Du trafic à la littérature, Violette Leduc, "La folie en tête", Gallimard, 1970

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

« De même qu’une tyrannie de la vérité et de la science serait capable de faire apprécier hautement le mensonge, de même une tyrannie de la sagesse serait capable de produire une espèce nouvelle de sens noble. Etre noble, voilà qui peut-être alors signifiera : avoir des folies dans la tête. »  Nietzsche, Gai Savoir, Aphorisme 20, « Dignité de la folie ».

Hans Bellmer ou l'artisan criminel

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

L’œuvre de Bellmer, qu’elle soit gravée, dessinée ou écrite est de part en part érotique. Bellmer théoricien fournit l’impulsion à la nouvelle écriture comme machine à produire ou à absorber de l’énergie. On pourra certes encore reprocher à ce montreur des énergies déplacées d’être trop hiérarchique, trop centraliste[1]. Accusation amicale, secrète connivence.

Esthétique de Wittgenstein, § 8 à 22 des "Leçons et conversations"

Par : 
Régine Pietra

Que retenir de ces quelques pages (§ 8 à 22) extraites de Leçons et conversations de Wittgenstein ? Nous y voyons se pratiquer la méthode habituelle du second Wittgenstein, celle des Investigations, des Fiches, qui consiste à interroger au plus près de sa formulation langagière “ce qui arrive” lorsque, dans la vie courante, nous portons tel ou tel type de jugement, ici, esthétique.

Kant : beauté libre, beauté adhérente

Par : 
Régine Pietra

Que penser de la distinction établie par Kant entre “beauté libre” et “beauté adhérente”? Lors des deux premiers “moments” que Kant, dans la Critique du jugement, consacre à l’analyse du Beau, objet d’une satisfaction désintéressée, et d’une satisfaction universelle, rien ne laissait présager que la beauté puisse être entendue en plusieurs sens.

Quel est le sens du mot plaisir dans l’expression “plaisir esthétique” ?

Par : 
Régine Pietra

La notion de plaisir esthétique, d’une part, n’est pas admise par tous ; certains esthéticiens célèbres — je pense à Adorno qui récuse toute jouissance esthétique, notion bourgeoise à éliminer, pour y substituer celle de connaissance ; je pense aussi à l’esthéticien américain contemporain, Nelson Goodman, qui fait de l’émotion esthétique une émotion intellectuelle dépendante de la connaissance de l’objet d’art — ; elle est, d’autre part, une notion instabl

Art et esthétique

Par : 
Régine Pietra

Qu’est-ce qui fait, aujourd’hui, la spécificité de l’esthétique[1] dans son rapport à l’art[2] qui, dans la production contemporaine, déroute plus souvent qu’il ne séduit ; ne séduisant plus parce qu’il déroute comme a pu le faire le geste de Duchamp, trop souvent répété, sans aucun impact sur le public devenu indifférent à ce

L'art pense-t-il ?

Par : 
Régine Pietra

Une telle formule, étrange à première vue, est comme un écho à l’affirmation heideggérienne des Essais et conférences et de Qu’appelle- t- on penser ? selon laquelle « La science ne pense pas ». L’art non plus, sans doute, trop lié au faire, si on interprète le mot pensée, comme le fait Heidegger, au plus proche du recueillement, de la méditation.

Le goût à rien

Par : 
Monique Broc-Lapeyre

Dissiper aussitôt un attendu rendu possible par une écoute analytique qui ferait entendre un goût “aryen” dans une perspective néonazie réactivée par les querelles concernant Nietzsche.

Le paysage

Par : 
Régine Pietra

Le mot apparaît pour la première fois en 1549 dans un texte de Robert Estienne et il désigne un tableau représentant une étendue de pays. Il en sera ainsi pendant plusieurs siècles.

Art et matière

Par : 
Régine Pietra

Nous abordons là un sujet que l’esthéticien laisse souvent dans l’ombre, dans la mesure où il ne se situe que face à l’œuvre terminée, achevée, qui a effacé les traces de son parcours, son combat avec la matière, maintenant domptée et comme transfigurée par la forme.